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Quizz brevet de français : grammaire, conjugaison et analyse

Marie Leroy ·
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Quizz brevet de français : grammaire, conjugaison et analyse

Ce quiz brevet français te fait réviser les notions clés du programme de 3e : la construction de la phrase complexe, la voix passive, le discours indirect, les temps du récit, les accords délicats, le vocabulaire et l’analyse des textes littéraires. Ce sont les réflexes qu’on attend de toi face à un texte et à ses questions.

Réponds d’abord sans tes cours, en lisant chaque phrase jusqu’au bout et en cherchant l’indice qui décide : un auxiliaire, une conjonction, un mot de liaison. Si tu hésites, élimine les réponses impossibles avant de choisir. Note les notions ratées, relis ta fiche, puis refais le quiz quelques jours plus tard pour vérifier que c’est acquis.

Le format est simple : 20 questions, 4 réponses possibles pour chacune et une seule bonne. Après chaque réponse, une correction expliquée te donne la règle et une astuce pour la retenir. Le quiz est gratuit et sans inscription : lance-le et recommence-le autant de fois que tu veux.

Question 1. Dans la phrase « Le vent se lève, les volets claquent, la pluie arrive », comment les propositions sont-elles reliées ?

Réponse : Elles sont juxtaposées.

Il y a trois verbes conjugués (se lève, claquent, arrive), donc trois propositions, séparées seulement par des virgules, sans mot de liaison : elles sont juxtaposées. Repère simple : une virgule ou un point-virgule, c’est la juxtaposition ; une conjonction de coordination (mais, ou, et, donc, or, ni, car), c’est la coordination ; un mot subordonnant (que, qui, quand, parce que…), c’est la subordination.

Question 2. Quelle phrase contient une proposition subordonnée conjonctive complétive ?

Réponse : Je sais que tu as fait de ton mieux.

La proposition « que tu as fait de ton mieux » est introduite par la conjonction « que » et complète le verbe « sais » : c’est une complétive, ici COD du verbe. Astuce : si tu peux la remplacer par « cela » (je sais cela), c’est une complétive ; si elle complète un nom, comme « les amis » ou « la ville », c’est une relative.

Question 3. Laquelle de ces phrases est à la voix passive ?

Réponse : Le gâteau a été préparé par ma sœur.

À la voix passive, le sujet subit l’action : on trouve l’auxiliaire « être » conjugué suivi du participe passé, et souvent un complément d’agent introduit par « par ». « Sont arrivés » n’est pas un passif : c’est le passé composé actif du verbe « arriver », qui se conjugue avec « être ». Astuce : si tu peux retourner la phrase en faisant de l’agent le sujet (ma sœur a préparé le gâteau), elle était bien au passif.

Question 4. Dans « Elle s’entraîne chaque soir pour gagner la compétition », quelle est la fonction du groupe « pour gagner la compétition » ?

Réponse : Complément circonstanciel de but

Le groupe indique l’objectif visé, ce qu’elle cherche à obtenir : c’est un complément circonstanciel de but. Il est déplaçable et supprimable (pour gagner la compétition, elle s’entraîne chaque soir), ce qui prouve qu’il est circonstanciel. Repère : « pour », « afin de », « afin que » expriment le but ; « parce que », « puisque », « à cause de » expriment la cause.

Question 5. Dans un récit au passé, quelle phrase transpose correctement au discours indirect : Paul déclara : « Je viendrai demain. » ?

Réponse : Paul déclara qu’il viendrait le lendemain.

Au discours indirect, les paroles sont intégrées au récit dans une subordonnée introduite par « que » : « je » devient « il », le futur devient un conditionnel présent (le futur dans le passé) et « demain » devient « le lendemain ». Retiens les trois changements : les pronoms, les temps des verbes et les indicateurs de temps ou de lieu (« hier » devient « la veille », « ici » devient « là »).

Question 6. Dans « Il a tellement plu que la rivière a débordé », quelle circonstance exprime la proposition « que la rivière a débordé » ?

Réponse : La conséquence

Le débordement de la rivière est le résultat de la pluie : la subordonnée exprime la conséquence. Elle est introduite par « tellement… que », comme on le fait avec « si… que », « si bien que » ou « au point que ». Astuce : la cause répond à « pourquoi ? », la conséquence à « avec quel résultat ? ».

Question 7. Complète au subjonctif présent : « Il faut que vous … attention à l’orthographe. » (faire)

Réponse : fassiez

Après « il faut que », on emploie le subjonctif : « que vous fassiez ». Le verbe « faire » a un radical irrégulier au subjonctif, fass-, que tu retrouves à toutes les personnes (que je fasse, que nous fassions). Astuce : place « il faut que » devant le verbe pour vérifier la forme, puis ajoute les terminaisons -e, -es, -e, -ions, -iez, -ent.

Question 8. Quelle est la forme du verbe « courir » au conditionnel présent, à la 1re personne du singulier ?

Réponse : je courrais

Le conditionnel présent se forme avec le radical du futur suivi des terminaisons de l’imparfait : courr- + -ais donne « je courrais », avec deux r. « Je courais », avec un seul r, est l’imparfait, et « je courrai », sans s, est le futur. Astuce : mets d’abord le verbe au futur (je courrai), puis ajoute la terminaison -ais de l’imparfait.

Question 9. Quelle est la forme du verbe « prendre » au passé simple, à la 3e personne du pluriel ?

Réponse : ils prirent

« Prendre » fait son passé simple en -i : je pris, tu pris, il prit, nous prîmes, vous prîtes, ils prirent. « Ils prenaient » est l’imparfait. Repère : les verbes en -er ont un passé simple en -a (il chanta, ils chantèrent), les autres en -i, -u ou -in (il prit, il voulut, il vint).

Question 10. Dans « Quand Léa arriva à la gare, le train était déjà parti », que marque le plus-que-parfait « était parti » ?

Réponse : Une action antérieure à une autre action passée

Le plus-que-parfait (auxiliaire être ou avoir à l’imparfait + participe passé) exprime une action accomplie avant une autre action passée : le train est parti avant l’arrivée de Léa, racontée au passé simple. Repère des temps du récit : le passé simple pour les actions de premier plan, l’imparfait pour le décor et les habitudes, le plus-que-parfait pour ce qui s’est passé avant.

Question 11. Complète : « Les lettres que j’ai … sont restées sans réponse. » (écrire)

Réponse : écrites

Avec l’auxiliaire avoir, le participe passé s’accorde avec le COD si celui-ci est placé avant le verbe. Ici, le COD est « que », mis pour « les lettres » (féminin pluriel), placé avant « ai écrit » : on écrit donc « écrites ». Astuce : pose la question « j’ai écrit quoi ? » ; si la réponse se trouve avant le verbe, tu accordes.

Question 12. Complète : « Il … trompé de chemin en rentrant. »

Réponse : s’est

« Se tromper » est un verbe pronominal : au passé composé, on écrit « il s’est trompé ». Astuce : conjugue à la première personne ; si tu obtiens « je me suis trompé », c’est bien « s’est ». Pour les autres, « c’est » se remplace par « cela est », « ses » par « mes », et « ces » sert à montrer.

Question 13. Complète : « Les élèves ont rangé … affaires, puis le professeur … a rendu les copies. »

Réponse : leurs / leur

Devant un nom, « leur » est un déterminant possessif qui s’accorde : « leurs affaires », au pluriel. Devant un verbe, « leur » est un pronom personnel, pluriel de « lui », et il reste toujours invariable : « le professeur leur a rendu les copies ». Astuce : si tu peux dire « lui » à sa place (le professeur lui a rendu), c’est le pronom, donc jamais de s.

Question 14. Que signifie la racine grecque « philo- », présente dans « philosophie » et « philanthrope » ?

Réponse : Qui aime

« Philo- » ou « -phile » vient du grec philein, aimer : le philosophe aime la sagesse (sophia) et le philanthrope aime les hommes (anthropos). Astuce : découpe un mot savant en racines pour retrouver son sens, comme « bibliophile », celui qui aime les livres.

Question 15. Quel sens a le préfixe commun aux mots « illisible », « impossible » et « irréel » ?

Réponse : Le contraire, la négation

Ces trois mots sont formés avec le préfixe in-, qui exprime le contraire : illisible signifie « qui ne peut pas être lu ». Ce préfixe change de forme selon la lettre qui suit : il devient il- devant l, im- devant b, m ou p, et ir- devant r. Ne le confonds pas avec le préfixe in- qui veut dire « dans », comme dans « inclure ».

Question 16. Laquelle de ces phrases relève du registre familier ?

Réponse : J’ai rien pigé à la consigne.

Le registre familier se reconnaît à la disparition du « ne » de la négation et à un vocabulaire relâché, comme « piger » pour « comprendre ». « Je n’ai pas compris » relève du registre courant, « je n’ai point saisi » du registre soutenu. Astuce : à l’écrit, garde le registre courant, sauf si tu fais parler un personnage.

Question 17. Quelle figure de style reconnais-tu dans « Le jour, il riait ; la nuit, il pleurait » ?

Réponse : Une antithèse

L’antithèse rapproche deux termes opposés pour créer un contraste fort : ici, le jour s’oppose à la nuit et rire s’oppose à pleurer. Ne la confonds pas avec l’hyperbole (une exagération), l’anaphore (la répétition d’un mot en début de vers ou de phrase) ou la personnification (une chose dotée de traits humains). Astuce : cherche deux mots de sens contraires placés en parallèle.

Question 18. Quand le narrateur connaît les pensées de tous les personnages, leur passé et même leur avenir, quel point de vue adopte-t-il ?

Réponse : Le point de vue omniscient

Le narrateur omniscient sait tout : il entre dans l’esprit de chaque personnage et connaît toute son histoire. Au point de vue interne, on suit l’action à travers les yeux d’un personnage ; au point de vue externe, le narrateur se limite à ce qu’un observateur pourrait voir, sans accès aux pensées. Repère : « omniscient » vient du latin omnis, tout, et scire, savoir.

Question 19. Quel genre littéraire désigne un récit court, centré sur un seul événement, avec peu de personnages et souvent une fin surprenante appelée « chute » ?

Réponse : La nouvelle

La nouvelle est un récit bref qui va droit à l’essentiel et se termine souvent par une chute inattendue, comme chez Maupassant. Le roman est bien plus long, avec de nombreux personnages et péripéties, l’épopée célèbre les exploits d’un héros, et la comédie est une pièce de théâtre. Repère : nouvelle égale brièveté plus chute.

Question 20. Qu’est-ce qui caractérise une autobiographie ?

Réponse : Un récit où l’auteur, le narrateur et le personnage principal sont la même personne

Dans une autobiographie, l’auteur raconte sa propre vie : il est à la fois celui qui écrit, celui qui raconte et celui dont on parle. Philippe Lejeune nomme cet engagement de sincérité envers le lecteur le « pacte autobiographique », et Rousseau en donne un exemple célèbre avec Les Confessions. Attention : un roman écrit à la première personne n’est pas forcément une autobiographie, car le narrateur peut être inventé.

Ce qu’il faut retenir

Bravo, ce quiz est terminé ! Tu as passé en revue la phrase complexe, la voix passive, le discours indirect et les compléments circonstanciels, puis la conjugaison du subjonctif, du conditionnel et des temps du récit.

Tu as aussi travaillé les accords délicats, les homophones, l’étymologie, les préfixes, les registres de langue et les outils d’analyse littéraire : figures de style, point de vue, genres et autobiographie. Chaque erreur t’indique précisément quelle fiche relire.

  • Juxtaposer ou coordonner : Des propositions séparées par une virgule sont juxtaposées ; reliées par mais, ou, et, donc, or, ni, car, elles sont coordonnées.
  • Le conditionnel en deux temps : Prends le radical du futur et ajoute les terminaisons de l’imparfait : courr- + -ais donne « je courrais », avec deux r.
  • Accord avec le COD : Avec avoir, le participe passé s’accorde avec le COD placé avant le verbe : « les lettres que j’ai écrites ».
  • Leur ou leurs : Devant un verbe, « leur » est un pronom invariable ; devant un nom, c’est un déterminant qui prend un s au pluriel.
  • Le pacte autobiographique : Auteur, narrateur et personnage principal sont la même personne : c’est ce qui distingue l’autobiographie d’un roman écrit à la première personne.

Pour aller plus loin, enchaîne avec le quiz brevet toutes matières et fais le point dans chaque discipline. Si l’antithèse ou l’anaphore te résistent encore, entraîne-toi sur les figures de style, puis consolide tes accords du participe passé pour ne plus hésiter à l’écrit.

Questions fréquentes

Ce quiz est-il adapté au niveau de 3e ?

Oui, toutes les questions portent sur des notions travaillées en 3e : phrase complexe, conjugaison, orthographe grammaticale, vocabulaire et analyse de texte. Il convient aussi à un élève de 4e qui veut prendre de l’avance ou à un lycéen qui revoit les bases.

Peut-on refaire le quiz plusieurs fois ?

Oui, il est gratuit et sans inscription, tu peux le recommencer autant de fois que tu veux. Le plus efficace est de le refaire quelques jours après une première tentative, une fois tes fiches relues, pour vérifier que les règles sont vraiment retenues.

Comment progresser sur l’accord du participe passé avec avoir ?

Cherche le COD en posant la question « quoi ? » après le verbe, puis regarde s’il est placé avant ou après. S’il est avant, souvent sous la forme d’un pronom comme que, l’ ou les, accorde le participe avec le mot qu’il remplace. Entraîne-toi sur des phrases courtes jusqu’à ce que le réflexe devienne automatique.

Un enseignant peut-il utiliser ce quiz en classe ?

Tout à fait : projeté au tableau, il se prête à une séance de révision collective où les élèves votent avant de lire la correction expliquée. Il peut aussi servir de travail personnel avant un contrôle, pour repérer les notions à retravailler.

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